Premiers documents

1.  LATEX et la compilation

Commençons par un premier exemple simple. Dans l’éditeur de texte cliquons sur Fichier→Nouveau puis saisissons le texte suivant que nous enregistrons aussitôt sous le nom bonjour.tex (n’oubliez pas le “.tex”):

\documentclass{article}
\begin{document}
Bonjour tout le monde.
\end{document}

Commentons ce texte qu’on nommera code source :

Ligne 1
Un document LATEX commence toujours par la déclaration de la «classe de document», ici, un article
Ligne 2
Indique le moment où commence le texte de notre futur document : nous entrons dans l’environnement «document»
Ligne 3
Maintenant que tout a bien été défini, on peut saisir le texte.
Ligne 4
Nous sortons de l’environnement «document» rien de ce qui suit cette commande ne sera pris en compte par LATEX.
  • Avec TexMaker, la touche [F1] Va lancer une compilation suivie directement par la visualisation.
  • Avec TeXnicCenter La combinaison [Ctrl]+F7 va compiler le document puis F5 permettra de visualiser le résultat (On peut aussi utiliser [Ctrl]+[Shift]+F5 qui lance la compilation suivie directement par la visualisation*)

* LaTeX + dvips + View PS, par défaut. Le code source va donc être compilé par le programme LATEX qui va tansformer bonjour.tex en un document bonjour.dvi, lequel va être transformé en bonjour.ps par le programme dvips.

2.  Paragraphes, sauts de ligne et césures

Si dans l’exemple précédent on remplace “Bonjour tout le monde” par “Bonjour à tous”, on constate que le «à» a disparu dans le document compilé. Pour éviter ce problème, il est utile d’ajouter le module fontenc dans le préambule.

Afin d’adapter LATEX aux règles typographiques françaises*, on activera aussi l’option frenchb du module babel.

*motifs de césure, espaces insécables, retraits de paragraphes, marqueurs de listes etc…

L’activation de modules fait partie de la philosophie LATEX qui n’est pas un système prêt à l’emploi : l’utilisateur personnalise son environnement en fonction de ses besoins. En tant que français désirant imprimer sur du papier au format A4 avec une police en taille 10, des documents de longueur moyenne, les trois premières lignes du code source suivants feront toujours partie de notre préambule*

* C’est ainsi qu’on nomme ce qui précède la commande \begin{document}.

\documentclass[a4paper,10pt]{article}  %format du document
\usepackage[T1]{fontenc}               %caratères accentués
\usepackage[frenchb]{babel}            %typographie française
% Fin du préambule
\begin{document}
Ceci est un document de base qui a son importance.
On peut voir qu'un paragraphe commence 
par un retrait par rapport à la marge.\\
Maintenant, observons l'intérieur d'un paragraphe 
avec ce mot : <<Anticonstitutionnellement>>.
C'est le module frenchb qui se charge de la césure.

Ainsi, l'utilisateur ne se préoccupe que du fond, 
c'est \LaTeX{} qui     gère              la      forme.
\end{document} 

Après compilation, on obtient :

Plusieurs remarques :

Lignes 1,2,3 et 4
Jusqu’au saut de ligne, tout ce qui suit le caractère % est ignoré par la compilation : il s’agit de commentaires.
Ligne 9
On constate qu’on a pu passer à la ligne dans le document sans commencer un nouveau paragraphe grâce à la commande \\, les autres retours à la ligne n’ont pas été pris en compte
Ligne 13
Pour débuter un nouveau paragraphe, on a laissé une ligne vide.
Ligne 15
Tout comme les retours à la ligne, les espaces multiples entre les mots ne sont pas pris en compte. La commande LATEX nous permet d’afficher le logo que nous connaissons bien.