Premiers documents
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1. LATEX et la compilation
La rédaction d'un document LATEX se fait la plupart du temps à travers un éditeur de texte, puis le document rédigé est traité (compilé) avec LATEX afin d'obtenir sa version mise en forme au format de données DVI prête pour visualisation sur écran ou, c'est généralement le cas, transformée en format PostScript ou PDF (Portable Document Format) pour diffusion ou impression.

tex issu de τέχνη, « art, science », en grec ancien. Extension usuelle pour les documents écrits en mode texte, contenant des commandes qui seront interprétées par LaTeX.
dvi pour DeVice Independant. Format de fichier propre à LaTeX lisible par un faible pourcentage de la population qui de plus ne restitue pas (ou mal) les objets graphiques créés par PSTricks.
ps pour PostScript. Format de fichier lisible par un pourcentage plus important de la population mais surtout par un grand nombre d'imprimantes. Un fichier postscript contient toutes les informations nécessaires au rendu de la page.
pdf pour Portable Document Format. Format de fichier universel assurant la restitution de la mise en page lors de l'impression ou de la lecture sur n'importe quelle plateforme et avec n'importequel logiciel.
Un mot au sujet de l'éditeur de texte; on peut bien entendu utiliser n'importe quel éditeur de texte mais un éditeur spécialisé (Texmaker par exemple) combine au moins trois avantages :
- Des boutons de raccourci pour les commandes utiles
- Des boutons de raccourci pour lancer la chaine de compilation en un clic
- La coloration des mots clés et commandes pour se repérer dans le code
Commençons par un premier exemple simple. Dans l'éditeur de texte cliquons sur Fichier->Nouveau puis saisissons le texte suivant que nous enregistrons aussitôt sous le nom bonjour.tex (n'oubliez pas le ".tex"):
\documentclass{article}
\begin{document}
Bonjour tout le monde.
\end{document}
Commentons ce texte qu'on nommera code source :
- Ligne 1
- Un document LATEX commence toujours par la déclaration de la <<classe de document>>, ici, un article
- Ligne 2
- Indique le moment où commence le texte de notre futur document : nous entrons dans l'environnement <<document>>
- Ligne 3
- Maintenant que tout a bien été défini, on peut saisir le texte.
- Ligne 4
- Nous sortons de l'environnement <<document>> rien de ce qui suit cette commande ne sera pris en compte par LATEX.
- Avec TexMaker, la touche
[F1]Va lancer une compilation suivie directement par la visualisation. - Avec TeXnicCenter La combinaison
[Ctrl]+F7va compiler le document puis F5 permettra de visualiser le résultat (On peut aussi utiliser[Ctrl]+[Shift]+F5qui lance la compilation suivie directement par la visualisation*)
* LaTeX + dvips + View PS, par défaut. Le code source va donc être compilé par le programme LATEX qui va tansformer bonjour.tex en un document bonjour.dvi, lequel va être transformé en bonjour.ps par le programme dvips, lequel va être affiché par GSview.

2. Paragraphes, sauts de ligne et césures
Si dans l'exemple précédent on remplace "Bonjour tout le monde" par "Bonjour à tous", on constate que le <<à>> a disparu dans le document compilé. Pour éviter ce problème, il est utile d'ajouter le module fontenc dans le préambule.
Afin d'adapter LATEX aux règles typographiques françaises*, on activera aussi l'option frenchb du module babel.
*motifs de césure, espaces insécables, retraits de paragraphes, marqueurs de listes etc...
L'activation de modules fait partie de la philosophie LATEX qui n'est pas un système prêt à l'emploi : l'utilisateur personnalise son environnement en fonction de ses besoins. En tant que français désirant imprimer sur du papier au format A4 avec une police en taille 10, des documents de longueur moyenne, les trois premières lignes du code source suivants feront toujours partie de notre préambule*
* C'est ainsi qu'on nomme ce qui précède la commande \begin{document}.
\documentclass[a4paper,10pt]{article} %format du document
\usepackage[T1]{fontenc} %caratères accentués
\usepackage[frenchb]{babel} %typographie française
% Fin du préambule
\begin{document}
Ceci est un document de base qui a son importance.
On peut voir qu'un paragraphe commence
par un retrait par rapport à la marge.\\
Maintenant, observons l'intérieur d'un paragraphe
avec ce mot : <<Anticonstitutionnellement>>.
C'est le module frenchb qui se charge de la césure.
Ainsi, l'utilisateur ne se préoccupe que du fond,
c'est \LaTeX{} qui gère la forme.
\end{document}
Après compilation, on obtient :

Plusieurs remarques :
- Lignes 1,2,3 et 4
- Jusqu'au saut de ligne, tout ce qui suit le caractère % est ignoré par la compilation : il s'agit de commentaires.
- Ligne 9
- On constate qu'on a pu passer à la ligne dans le document sans commencer un nouveau paragraphe grâce à la commande
\\, les autres retours à la ligne n'ont pas été pris en compte - Ligne 13
- Pour débuter un nouveau paragraphe, on a laissé une ligne vide.
- Ligne 15
- Tout comme les retours à la ligne, les espaces multiples entre les mots ne sont pas pris en compte. La commande LATEX nous permet d'afficher le logo que nous connaissons bien.



